journal d'une ombre

journal d'une ombre
Tout ce qui sera écrit ici sera intime car je ne pourrai jamais le dire à quiconque, ne serait-ce qu'un ami. Ici se trouve les faces cachées de ma personnalité. Celle que j'ai caché longtemps et que je ne garde que pour moi. Si je devais me présenter ce serait trop dur. Devant mes amis je suis quelqu'un de drôle, assez bavard qui aime la musique mais tout ça ne compte pas car au fond je suis une ombre. Oui j'ai trouvé mon nom c'est Ombre. Ce mot m'est venu à l'idée parce que j'ai toujours caché ma face aux autres, j'ai toujours été comme les autres souhaitaient me voir en cachant ma personnalité. Depuis toujours j'écris, j'imagine, je ne sais pas d'où me viennent ces idées et si je le savais ça serait moins drôle. J'ai l'impression de vivre dans des mondes différents et c'est pour ça que je suis souvent ailleurs. Mes prof m'ont toujours reproché d'être dans la lune mais ils n'avaient pas tort.

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:37

Modifié le mardi 01 septembre 2009 09:38

par où commencer

]Voilà ça a commencé exactement à 14 ans, j'étais une jeune fille comme les autres mais il y a des jours où je pensais à des choses anormales pour mon âge. Je réfléchissais au sens de la vie et de la mort, au bonheur et à la souffrance. Je lisais aussi des théories de certains philosophes, comme je les admirais, ils avaient pourtant travaillé longtemps pour aboutir à ça. Je repensais aussi beaucoup à mes parents que j'avais quitté tôt. Je souhaitais qu'ils soient fiers de moi et un jour les retrouver. Et puis je m'étais trouvé un talent nouveau qui m'amusais ''la poésie'' il suffisait que je me concentre et je me mettais à écrire un poème avec des rimes surprenants. Au début c'était drôle je les montrais à mes amis, professeurs. Tous étaient ébahis, Mme Richard mon prof de français voulait me voir écrivain et me prenait après les cours. Je discutais de littérature et de nos mêmes passions sur le Français. Ma famille contente m'apprit que j'avais un cousin qui était poète et cherchait à se faire éditer. Par hasard je l'ai rencontré à une fête de famille puis se fut le coup de foudre. Il avait 48 ans mais quand il commença à me parler c'est comme si on s'était toujours connu. On parcourait tous les domaines. Nous allions de littérature aux sciences et à la religion. Nous ne partagions pas les mêmes points de vue mais apprenions tellement l'un de l'autre. C'est ainsi que je me consacrais aux écritures, je m'étais fixé d'en faire cent. Je voulais être la meilleure, me faire éditer avant lui. Chaque matin avant de partir en cours j'en écrivais un, même en étude. Les autres commençaient à me trouver folle mais je m'en fichais. Je savais que j'en étais capable et je les fais à mes dépens. Pendant ce temps je ne révisais presque plus mes cours. Mes notes chutaient, je ne parlais plus à mes amis et le professeur convoqua ma mère. Il lui apprit que je ne pourrais pas faire de bac si je continuais. Je lui en voulus mais ne débordai pas de travail pour autant. J'avais quand même de l'attention pour quelqu'un, mon amoureux. Il s'appelait charles c'était un garçon unique, posé, calme et assez timide mais je l'aimais. Tout le monde était au courant et ça devint vite une rumeur au collège. Pourtant il ne se fit rien, je lui offris ce poème :

Hier soir en rêvant
Les étoiles m'ont chuchoté d'un air lancinant
Que jamais l'amour s'envolera au vent
Mais toi tu es ma vie et ma flamme
Je te parle de mes envies et mon âme
Qui s'embrasent sous ton charme
Tu es le feu qui fait vibrer toutes mes nuits
Comme le sang il coule en harmonie
Et dans le ciel crie :
<<heureuses sont les étoiles
De se dissimuler sous leur voile
En hurlant à leur frère le vent que la mort n'est qu'enchantement
A l'agonie qui entoure nos c½urs
A la lune qui nous clame de sa torpeur
Au soleil qui nous éveille en sa chaleur
Je t'avoue avec douceur
L'amour qui se lève aux aurores
Hier soir en toi j'ai voulu l'espoir
Il mourrait de noir mais j'ai voulu y croire.

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:41

Modifié le lundi 27 juillet 2009 12:47

amitiés

amitiés
Le poème était pas si mal mais il me dit simplement :
_merci beaucoup c'est très beau !
Je me sentais bête, en plus tous les autres avaient lu ce poème.
Pendant quelques semaines je me fis toute petite, on avait assez parlé de moi comme ça. Même mes amis commençaient à en avoir mare de mon obsession pour l'écriture. Je n'écrivais plus qu'en cachette. Je me mis à penser à un symbole entre moi et charles. La rose , même si je n'aime pas les fleurs ça m'a inspiré pour écrire ça :
Une rose
C'est l'amour même
Qui n'a pas de tendème
Pour ceux qui l'aiment
Elle a tellement pleuré
Que sur ses pétales brodées
Et finement dentelées
Des larmes rouge sang ont coulé
Comme de la pluie perçant la beauté
D'un été qui n'a cessé de vibrer
Sous les doux rayons immergés
D'un monde éveillé
Ces fines larmes ne se sont pas arrêtées
Comme une rivière déchaînée
Alors de rouge elles l'ont tâché
Et le soleil les a aidé à sècher
Sous son chagrin
Au petit matin
Elle comprit qu'elle serait condamnée
A vivre sous cette forme pour l'éternité
Mais les somptueux nuages
Lui dirent d'être plus sage
Et qu'en reflétant cette image
Même le soleil n'y verrait pas son âge
Alors la beauté ne pleura plus jamais
Comprenait qu'elle renfermait
Le plus beau des secrets
Car sa couleur égalait
Les saphirs que la terre portait

Après ça celui que j'admirai c'est rapproché de moi, on est devenu les meilleurs amis en peu de temps. J'allais chez lui et vice versa, c'était mon meilleur ami. Puis ensuite il a dû partir dans un autre collège, j'ai moins écrit et me suis consacré aux cours. Je voulais absolument aller au lycée. J'ai retrouvé mes copines, une qui est restée avec moi celle que j'aime d'ailleurs marie. J'ai partagé tous mes meilleurs moments avec elle au collège puis après. En sixième on nous nommait les inséparables. Autant elle était blonde que j'avais les cheveux noirs, sa peau claire et la mienne sombre. On se confiait tout et étions comme des s½urs. On avait pas de secret l'une pour l'autre. A l'époque nous étions avec une fille qui a réussi à nous séparer. Je ne suis pas fière de raconter cette erreur. Elle nous a demandé de choisir entre elle et ma préférée. Sans savoir pourquoi j'ai approuvé son exclusion. Je me demande toujours pourquoi j'ai agis avec tant de lâcheté. Amandine, je devais craindre son regard. Comme les autres j'essayais de lui ressembler, parce qu'elle sortait avec pleins de garçons. Qu'est ce qu'on peut être bête dés fois. J'appris qu'elle avait déprimé pendant des jours et sa mère s'inquiétait. Je crus qu'elle me détestait, elle aurait eu raison. Qu'elle sorte d'amie étais-je ? Mais deux ans après nous nous sommes retrouvé pour toujours. Puis j'ai continué à écrire, j'étais la première en français et m'en sentais fière, en anglais j'excellais aussi. Quant à l'allemand ma prof ne me reconnaissais plus, moi qui étais dans les dernières avant rivalisais avec les têtes de classe. J'étais heureuse et tout le monde voulait me voir en bac L. je voulais suivre les traces de rimbaud,verlaine et tous les autres écrivains. J'avais soif d'écriture.

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:43

Modifié le mardi 01 septembre 2009 09:39

déclarations râtées

size=16px]Mon rêve
Si je devais raconter un rêve ce serait un monde où j'ai rêvé d'être une étoile

Je serai légère et me balancerai au gré du vent
Fredonnant lentement un air enlaçant
Je perdrais des graines de poussière en or
Qui retomberaient sur la peine comme du bonheur
Je ne parlerai qu'au vent
Lui apprendrais les sentiments
Je dirais à la lune et à jupiter
De briller sur les dunes de la terre
Je serais près de la lune
Et lui tiendrais compagnie
Le matin petite prune
Je m'éteindrai comme une bougie
L'atmosphère serait figée
Naguère je dormirai éveillée
On ne pourrait rien me cacher
Car je serai demain en paix
Je serai insensible à tout ce qui se passe avant et maintenant
Pourtant je serai tous les sentiments en même temps
Je brillerais comme la flamme d'une vie
Pourtant mon innocence de planer représenterait la mort aussi


Puis je suis rentré au lycée, j'étais contente, nouvelles têtes et nouveaux amis. J'ai rencontré un garçon que j'ai vite aimé. Je faisais de l'art plastique, je restais toujours avec thomas et J-B. j'ai passé mes meilleurs moments en art plastique, j'allais même au lycée que pour ça. C'était au sacré c½ur à angers et j'étais interne pas loin. Oui avec eux je faisais la folle et m'éclatais. Je suis restée longtemps à admirer J-B sans lui dire. Il avait les cheveux demi-longs bruns, des yeux bleu et chantait dans une chorale. Il était drôle et je lui parlais tout le temps. J'étais folle de lui à mourir et en rêvais. Je jouais les durs et me moquais de lui à la moindre occasion, et oui quand j'aime quelqu'un je ne trouve pas mieux que l'embêter. C'était pour cacher mon intérêt pour lui et que personne se doute de rien. Déjà les rumeurs circulaient que j'étais trop avec eux. Ça devenait gênant. Un jour je suis allé trop loin dans mes moqueries. Si bien qu'il me fit la tête. Encore une fois j'avais été nulle. J'avais mon meilleur ami Antoine , il me conseilla. J'y fis une lettre d'excuse. Je m'étais appliqué à la rédiger, en lui donnant je me donnais un air triste. Aussitôt il fut touché et on se reparla. A chaque fois je pensais à lui avouer mes sentiments mais quelque chose me retenait. J'étais timide avec ceux que j'admire. Je reportais toujours le moment. Un jour je décidai de passer à l'attaque, un peu de courage voyons ! il n'y avait rien à perdre après tout.

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 17:46

Modifié le lundi 27 juillet 2009 12:45

périodes noires de ma vie

périodes noires de ma vie
Je lui avouai un jour mes sentiments mais il m'apprit qu'il avait déjà une copine. J'étais très déçu, j'avais tellement rêvé de ce moment où je lui dirai. Notre amitié continua de plus bel, on échangeait sur pleins de choses et on avait tellement de points communs.
14 Avril 2007
Comme chaque être sa la vie je pense qu'on a tous connu des moments difficiles. J'ai l'impression que cette période changea une grande partie de ma vie. Mes notes avaient chuté depuis mon arrivée au lycée. Et à l'étonnement de mes parents je ne travaillais plus. Comme si dans mon inconscient je savais que être prof de littérature n'était pas mon destin. Je recherchais autre chose. Mais quoi ? Je m'intéressais aux arts surtout à l'art abstrait. Mon frère et même d'autres me disaient souvent que j'étais une extraterrestre car pendant un long temps je peignais tranquillement en laissant mon esprit aller. J'avais même été à un concours de peinture au bord de Loire, mon professeur était venu pour me voir. Je fis l'erreur de prendre le même style que ma copine de l'art moderne. Je ne gagnai pas ce jour là. Mon professeur me répéta déçu.
_Ce n'est pas toi ! tu aurais du faire comme d'habitude.
Je me sentis gêné, lui qui avait cru en moi. Mais bon c'est une anecdote parmi tant d'autres sur tous les moment où j'aura i du suivre mes idées. Etre artiste c'est avant tout être soi même. Bref oui je ne savais plus où j'en étais et une longue période de déprime commençait. Je me mis à écouter du black métal, à m'intéresser au style gothique. Je trouvai que ça allait bien avec mon état actuel, triste et perdu. Je me mis à m'habiller avec des vêtements noirs, exagérais sur le fond de teint qui rendait ma peau blanche comme la mort et portais toujours un bracelet de gothique. On peut penser que j'étais devenu folle et pas quelqu'un de très combattant. Mais on ne peut jamais dire qu'on ne changera pas, dans la vie rien est tracé et des choses peuvent très vite faire de nous ce qu'on aurait pas pensé. Mon opinion de la vie devint pessimiste. C'est simple je ne croyais plus en qui que ce soit et encor moins à la vie. Jamais mes poèmes ne furent aussi tristes et morbides. Comme si mon esprit s'exprimait à travers eux. Ça me soulageait aussi, tout ce que je ressentais sortait par cette méthode.

Nuit bouleversée

Calme est la vie
dans un sommeil
par une belle nuit
je me réveille.

Le son monotone
Ebloui d'étoiles
Mes sanglots d'automne
Une mort effroyable.

Elle percent le néant
Le voile noir des cieux
Perdant coulées de sang
S'éteignant à qui mieux.

Revenez
éclaires de l'obscure
regardez
la lune qui perdure.

Pleurez pour la tristesse
La nuit est invincible
Lentement on se délaisse
Aux reflets si tangibles.




Désespoir

Larmes de rêve
Larmes du temps
Faibles étincelles
De mon vivant
Mourez en c½ur
Dans le chemin
Comme dans mes pleurs
L'amour divin
La nuit vient vite
La mort lente est là.
Les étoiles m'abritent
Trop faible est leur éclat
La vie me fuit
Ou je veux la laisser
Mourir ainsi
Sans savoir où aller
Je pensais de plus en plus à la mort, je ne citerais pas tout ce que j'ai écris ça deviendrait trop long pour le lecteur. J'allais même jusqu'à me mettre à la place de quelqu'un qui allait mourir et écrivais.



007
Dans la chaumière
Le feu est meurt
Mais je l'aime encore
Dans mon c½ur
Ma mère pleure
Mais je l'aime encore
Trop loin le jour
Où je l'ai quitté
C'est dans un silence
de mort
Que je désire y repenser.
Ce soir ma vie est dans l'horreur
Réclame la mort
Cherche juste à m'en échapper.

Puis arrive l'été, il fait chaud. J'avais mary à un voyage au bord de la mer. On fit la connaissance d'un garçon avec qui elle sortit plus tard. Ou plutôt je l'aidai à faire connaissance car elle n'osait pas lui parler.

La journée se passa bien jusqu'à ce que ma mère me prenne à part. Elle m'apprit que ma grand-mère était morte le matin même. Cette nouvelle me laissa sans voix. Je l'avais toujours connu, elle nous avait tant dorloté avec mon frère, elle était formidable ; Et aujourd'hui plus rien elle était morte mais ce que je regrettais c'est de ne pas avoir pu lui dire au revoir. Je restais songeuse pendant tout le reste de l'après-midi.
Dès que je rentrai chez moi je lui écrivis aussitôt. Elle le méritait, même si à présent je ne la reverrais plus je sentirai toujours sa présence. L'enterrement fut peu de temps après. Je revis mes cousines, des filles géniales que j'aurais voulu voir en d'autres circonstances.
_Tu liras le poème que t'a écris ! avait dit ma mère.
Au début je trouvais ça valorisant. Cela montrerait que j'occupais une place importante dans la famille. Mais pendant la cérémonie plus le moment approchait et je tremblais. Certains pleuraient, je me sentais mal à l'aise. A cet instant j'aurais tout donné pour ne pas être là. Je n'aurais pas pu lire un seul mot, ma voix était cassée par l'inquiétude. Ce fut ma mère qui le lit. A la fin quand elle dit mon nom je compris que tout était bien réel. Je le récitai au cimetière, là il y avait moins de monde et plus personne pleurait. Je devais au moins ça à ma grand-mère :

Ame défunte

Petite étoile dans mon c½ur
Brillant au néant
Tes dernières lueurs
Perdues au firmament
Apporte la mélancolie
Les jours décevants
Et de tes airs épanouis
Redonne le printemps
Douces nuits
Venez à moi
Brillez ainsi
Comme autrefois
Loin dans le vent
Nos pensées s'élèvent
La mort traversant
Une vie qui s'achève
Belle elle était
Nous l'avons aimé
On oubliera jamais
Son c½ur enjoué
C'est parmi nos larmes
Que brille son sourire
Elle repose en paix
Dans ses plus beaux charmes
Restés en souvenir
Elle vit à jamais.

Voilà c'était fait, j'avais prononcé ces mots comme si la défunte se trouvait près de moi. Je l'avais honoré et en étais contente. Moi sa petite fille qu'elle avait toujours aimé. Quelques semaines passèrent, je voulais sortir pour voir quelques amis. Ecrire était lassant à la longue pour une fille de seize ans. J'en parlais à ma mère mais sa réaction comme je m'y attendais fut négative. Pour elle il y avait mieux à faire que sortir. Les arguments que j'y lançais ne la faisait pas changer d'avis. Pour elle se promener en bande entraînait la délinquance.
Pourtant je n'avais pas ce profil. Au début je l'écoutais en me disant qu'elle changerait d'avis. Mais au bout d'un moment mon envie d'aventure l'emporta. Je partais en la prévenant mais n'attendait pas sa réponse. Je ne le regrette pas car c'est là que je fis mes meilleures soirées. Il m'arrivait aussi de penser à pleins de choses, je les écrivais toujours. Je rencontrais quelques garçons avec qui il m'arrivait d'avoir une relation. Je me rappelle d'un dont mes sentiments n'étaient pas assez forts. Je devenais amoureuse très tard et n'avais pas connu beaucoup de coup de foudre.

Août 008
Avant la lumière puis l'ombre
Il m'a touché la main
Je ne ressentis rien
M'a offert son c½ur
Pour que j'ouvre le mien
Il m'a dit je t'aime
Je ne l'aimais pas
Si ! un amour artificiel
Qui ne durerait pas.
Son regard sondant mes profondeurs
Cherchant une braise de passion
Il voulait trouver mon c½ur
Je lui offris de l'illusion.

Puis j'ai changé de lycée. Je me suis retrouvée dans un autre vraiment différent. Il n'était plus en pleine ville donc les sorties seraient moins drôles puis il n'était pas bourge comme l'autre. J'eus l'occasion de me faire d'autres amis. Je ne pourrais pas oublier alexandra, une brune sympathique avec qui je passais de bons moments. Il y avait aussi Lydie une danseuse extraordinaire, Mélanie la petite intello et Angélique une fille tout aussi géniale.
Une qui prit une grande place dans mon c½ur fut Sandra. C'était une blonde au teint pâle. La première année où je la connus elle restait assez discrète. L'année suivante je connus tellement de bons moments avec elle que je ne peux tous les dire. Ce fut nos années métal-rock, on écoutait plus que ça. Dans le car je mettais mon portable à fond. Sans comptez le mp3 qui nous rendait sourd et agaçait l'entourage. On s'habillait en noir, j'avais remis le bracelet goth. Cette fois c'était pas par tristesse mais parce que nous aimions cette musique ça nous faisait délirer. J'ai partagé toutes mes peines et mes joies avec elle, dans les moments les plus durs elle a été là. Dans le train en revenant d'Angers une fois un adolescent à l'allure racaille mettait sa musique à fond. Je le regardais en pensant qu'il aurait mieux fait de le baisser. Aussitôt je mis du slipknot à un son très élevé. Je voulais voir qui arrêterait le premier. Le gars nous regardait avec insistance et crus qu'on se moquait de lui. Ses yeux me fixaient d'un air menaçant. A côté les autres râlaient et nous traitaient d'impolis. Le gars se leva en criant :
_vous avez un problème !
Je n'étais plus trop rassurée, il aurait pu m'attendre à la sortie et me faire la fête. J'éteignis mon portable en regardant ailleurs. Aussitôt marylyn manson retentit et ça venait du portable à Sandra. Ouf le gars s'arrêtait à Cholet et donc pas avec nous. Il nous balança juste une insulte quand nous sortîmes. Mélanie me prévint qu'elle serait partit en courant s'il y avait eu un souci. Je me rendis compte au fil du temps que la musique ne nous réunissait même pas mais au contraire nous séparait.
Juillet 008
Enfant on rêve d'avoir pleins d'amis
En grandissant on reste dans un clan
Nos c½urs ne sont pas moins élargis
Mais on craint le regard des gens
On s'habille et vit selon nos moyens
Musique traduit notre personnalité
Ce n'est pas un petit matin
Qu'on devient un gothique attristé
Il n'existe pas de punk inné
Juste une envie de se révolter
Quand au rap dans les cités
Juste pour montrer l'inégalité.
Ceux qui restent classes
D'un orgueil qui agace
Sont si vides à côté
Qu'ils font tout pour le cacher.
Tous ces styles visent
à améliorer la société
Les chansons traduisent
ce qu'on interdit de crier !
la vérité est là
la société nous a tous séparé.

Ma théorie sur le résultat des clans musicaux restait à débattre et cette idée m'aurait enjoué. Au fond dans la musique on trouvait le même but. On arrivait à s'exprimer et à améliorer des choses de notre vie. Alors pourquoi se faire tellement la guerre.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 16:18

Modifié le lundi 27 juillet 2009 12:43