Je lui avouai un jour mes sentiments mais il m'apprit qu'il avait déjà une copine. J'étais très déçu, j'avais tellement rêvé de ce moment où je lui dirai. Notre amitié continua de plus bel, on échangeait sur pleins de choses et on avait tellement de points communs.
14 Avril 2007
Comme chaque être sa la vie je pense qu'on a tous connu des moments difficiles. J'ai l'impression que cette période changea une grande partie de ma vie. Mes notes avaient chuté depuis mon arrivée au lycée. Et à l'étonnement de mes parents je ne travaillais plus. Comme si dans mon inconscient je savais que être prof de littérature n'était pas mon destin. Je recherchais autre chose. Mais quoi ? Je m'intéressais aux arts surtout à l'art abstrait. Mon frère et même d'autres me disaient souvent que j'étais une extraterrestre car pendant un long temps je peignais tranquillement en laissant mon esprit aller. J'avais même été à un concours de peinture au bord de Loire, mon professeur était venu pour me voir. Je fis l'erreur de prendre le même style que ma copine de l'art moderne. Je ne gagnai pas ce jour là. Mon professeur me répéta déçu.
_Ce n'est pas toi ! tu aurais du faire comme d'habitude.
Je me sentis gêné, lui qui avait cru en moi. Mais bon c'est une anecdote parmi tant d'autres sur tous les moment où j'aura i du suivre mes idées. Etre artiste c'est avant tout être soi même. Bref oui je ne savais plus où j'en étais et une longue période de déprime commençait. Je me mis à écouter du black métal, à m'intéresser au style gothique. Je trouvai que ça allait bien avec mon état actuel, triste et perdu. Je me mis à m'habiller avec des vêtements noirs, exagérais sur le fond de teint qui rendait ma peau blanche comme la mort et portais toujours un bracelet de gothique. On peut penser que j'étais devenu folle et pas quelqu'un de très combattant. Mais on ne peut jamais dire qu'on ne changera pas, dans la vie rien est tracé et des choses peuvent très vite faire de nous ce qu'on aurait pas pensé. Mon opinion de la vie devint pessimiste. C'est simple je ne croyais plus en qui que ce soit et encor moins à la vie. Jamais mes poèmes ne furent aussi tristes et morbides. Comme si mon esprit s'exprimait à travers eux. Ça me soulageait aussi, tout ce que je ressentais sortait par cette méthode.
Nuit bouleversée
Calme est la vie
dans un sommeil
par une belle nuit
je me réveille.
Le son monotone
Ebloui d'étoiles
Mes sanglots d'automne
Une mort effroyable.
Elle percent le néant
Le voile noir des cieux
Perdant coulées de sang
S'éteignant à qui mieux.
Revenez
éclaires de l'obscure
regardez
la lune qui perdure.
Pleurez pour la tristesse
La nuit est invincible
Lentement on se délaisse
Aux reflets si tangibles.
Désespoir
Larmes de rêve
Larmes du temps
Faibles étincelles
De mon vivant
Mourez en c½ur
Dans le chemin
Comme dans mes pleurs
L'amour divin
La nuit vient vite
La mort lente est là.
Les étoiles m'abritent
Trop faible est leur éclat
La vie me fuit
Ou je veux la laisser
Mourir ainsi
Sans savoir où aller
Je pensais de plus en plus à la mort, je ne citerais pas tout ce que j'ai écris ça deviendrait trop long pour le lecteur. J'allais même jusqu'à me mettre à la place de quelqu'un qui allait mourir et écrivais.
007
Dans la chaumière
Le feu est meurt
Mais je l'aime encore
Dans mon c½ur
Ma mère pleure
Mais je l'aime encore
Trop loin le jour
Où je l'ai quitté
C'est dans un silence
de mort
Que je désire y repenser.
Ce soir ma vie est dans l'horreur
Réclame la mort
Cherche juste à m'en échapper.
Puis arrive l'été, il fait chaud. J'avais mary à un voyage au bord de la mer. On fit la connaissance d'un garçon avec qui elle sortit plus tard. Ou plutôt je l'aidai à faire connaissance car elle n'osait pas lui parler.
La journée se passa bien jusqu'à ce que ma mère me prenne à part. Elle m'apprit que ma grand-mère était morte le matin même. Cette nouvelle me laissa sans voix. Je l'avais toujours connu, elle nous avait tant dorloté avec mon frère, elle était formidable ; Et aujourd'hui plus rien elle était morte mais ce que je regrettais c'est de ne pas avoir pu lui dire au revoir. Je restais songeuse pendant tout le reste de l'après-midi.
Dès que je rentrai chez moi je lui écrivis aussitôt. Elle le méritait, même si à présent je ne la reverrais plus je sentirai toujours sa présence. L'enterrement fut peu de temps après. Je revis mes cousines, des filles géniales que j'aurais voulu voir en d'autres circonstances.
_Tu liras le poème que t'a écris ! avait dit ma mère.
Au début je trouvais ça valorisant. Cela montrerait que j'occupais une place importante dans la famille. Mais pendant la cérémonie plus le moment approchait et je tremblais. Certains pleuraient, je me sentais mal à l'aise. A cet instant j'aurais tout donné pour ne pas être là. Je n'aurais pas pu lire un seul mot, ma voix était cassée par l'inquiétude. Ce fut ma mère qui le lit. A la fin quand elle dit mon nom je compris que tout était bien réel. Je le récitai au cimetière, là il y avait moins de monde et plus personne pleurait. Je devais au moins ça à ma grand-mère :
Ame défunte
Petite étoile dans mon c½ur
Brillant au néant
Tes dernières lueurs
Perdues au firmament
Apporte la mélancolie
Les jours décevants
Et de tes airs épanouis
Redonne le printemps
Douces nuits
Venez à moi
Brillez ainsi
Comme autrefois
Loin dans le vent
Nos pensées s'élèvent
La mort traversant
Une vie qui s'achève
Belle elle était
Nous l'avons aimé
On oubliera jamais
Son c½ur enjoué
C'est parmi nos larmes
Que brille son sourire
Elle repose en paix
Dans ses plus beaux charmes
Restés en souvenir
Elle vit à jamais.
Voilà c'était fait, j'avais prononcé ces mots comme si la défunte se trouvait près de moi. Je l'avais honoré et en étais contente. Moi sa petite fille qu'elle avait toujours aimé. Quelques semaines passèrent, je voulais sortir pour voir quelques amis. Ecrire était lassant à la longue pour une fille de seize ans. J'en parlais à ma mère mais sa réaction comme je m'y attendais fut négative. Pour elle il y avait mieux à faire que sortir. Les arguments que j'y lançais ne la faisait pas changer d'avis. Pour elle se promener en bande entraînait la délinquance.
Pourtant je n'avais pas ce profil. Au début je l'écoutais en me disant qu'elle changerait d'avis. Mais au bout d'un moment mon envie d'aventure l'emporta. Je partais en la prévenant mais n'attendait pas sa réponse. Je ne le regrette pas car c'est là que je fis mes meilleures soirées. Il m'arrivait aussi de penser à pleins de choses, je les écrivais toujours. Je rencontrais quelques garçons avec qui il m'arrivait d'avoir une relation. Je me rappelle d'un dont mes sentiments n'étaient pas assez forts. Je devenais amoureuse très tard et n'avais pas connu beaucoup de coup de foudre.
Août 008
Avant la lumière puis l'ombre
Il m'a touché la main
Je ne ressentis rien
M'a offert son c½ur
Pour que j'ouvre le mien
Il m'a dit je t'aime
Je ne l'aimais pas
Si ! un amour artificiel
Qui ne durerait pas.
Son regard sondant mes profondeurs
Cherchant une braise de passion
Il voulait trouver mon c½ur
Je lui offris de l'illusion.
Puis j'ai changé de lycée. Je me suis retrouvée dans un autre vraiment différent. Il n'était plus en pleine ville donc les sorties seraient moins drôles puis il n'était pas bourge comme l'autre. J'eus l'occasion de me faire d'autres amis. Je ne pourrais pas oublier alexandra, une brune sympathique avec qui je passais de bons moments. Il y avait aussi Lydie une danseuse extraordinaire, Mélanie la petite intello et Angélique une fille tout aussi géniale.
Une qui prit une grande place dans mon c½ur fut Sandra. C'était une blonde au teint pâle. La première année où je la connus elle restait assez discrète. L'année suivante je connus tellement de bons moments avec elle que je ne peux tous les dire. Ce fut nos années métal-rock, on écoutait plus que ça. Dans le car je mettais mon portable à fond. Sans comptez le mp3 qui nous rendait sourd et agaçait l'entourage. On s'habillait en noir, j'avais remis le bracelet goth. Cette fois c'était pas par tristesse mais parce que nous aimions cette musique ça nous faisait délirer. J'ai partagé toutes mes peines et mes joies avec elle, dans les moments les plus durs elle a été là. Dans le train en revenant d'Angers une fois un adolescent à l'allure racaille mettait sa musique à fond. Je le regardais en pensant qu'il aurait mieux fait de le baisser. Aussitôt je mis du slipknot à un son très élevé. Je voulais voir qui arrêterait le premier. Le gars nous regardait avec insistance et crus qu'on se moquait de lui. Ses yeux me fixaient d'un air menaçant. A côté les autres râlaient et nous traitaient d'impolis. Le gars se leva en criant :
_vous avez un problème !
Je n'étais plus trop rassurée, il aurait pu m'attendre à la sortie et me faire la fête. J'éteignis mon portable en regardant ailleurs. Aussitôt marylyn manson retentit et ça venait du portable à Sandra. Ouf le gars s'arrêtait à Cholet et donc pas avec nous. Il nous balança juste une insulte quand nous sortîmes. Mélanie me prévint qu'elle serait partit en courant s'il y avait eu un souci. Je me rendis compte au fil du temps que la musique ne nous réunissait même pas mais au contraire nous séparait.
Juillet 008
Enfant on rêve d'avoir pleins d'amis
En grandissant on reste dans un clan
Nos c½urs ne sont pas moins élargis
Mais on craint le regard des gens
On s'habille et vit selon nos moyens
Musique traduit notre personnalité
Ce n'est pas un petit matin
Qu'on devient un gothique attristé
Il n'existe pas de punk inné
Juste une envie de se révolter
Quand au rap dans les cités
Juste pour montrer l'inégalité.
Ceux qui restent classes
D'un orgueil qui agace
Sont si vides à côté
Qu'ils font tout pour le cacher.
Tous ces styles visent
à améliorer la société
Les chansons traduisent
ce qu'on interdit de crier !
la vérité est là
la société nous a tous séparé.
Ma théorie sur le résultat des clans musicaux restait à débattre et cette idée m'aurait enjoué. Au fond dans la musique on trouvait le même but. On arrivait à s'exprimer et à améliorer des choses de notre vie. Alors pourquoi se faire tellement la guerre.